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A la jeunesse de France qui se soulève

À 17 000 km de Tahiti, les jeunes nous prouvent que, malgré le monde anxiogène qu’on leur vend, malgré le modèle de consommation facile dans lequel la société tente de les enfermer, ils sont prêts à réclamer un avenir juste et équitable. À être solidaires.

Soutenus par leurs professeurs et leurs parents, ils dénoncent l’abandon de l’éducation, de la santé mentale, de l’inclusion et de l’égalité des chances, tandis que le débat politique s’égare trop souvent dans les querelles identitaires.

L’enjeu, c’est l’éducation.
L’enjeu, c’est la culture.
L’enjeu, c’est la liberté de penser.
L’enjeu, c’est le droit d’espérer.

Espérer qu’un avenir qui ait du sens est encore possible.

La tribune Toroā, publiée par Espace d’insoumission créative, affirme l’importance d’accompagner la jeunesse pour qu’elle se forge un esprit critique, développe sa sensibilité artistique et puisse prendre sa place dans le monde.

Et peut-être faut-il accepter une chose : une jeunesse à qui l’on apprend à penser est une jeunesse qui peut aussi décider de se révolter.

Comment pourrait-il en être autrement ?

Quand leurs questions restent sans réponse, quand leur avenir paraît se rétrécir, quand on leur demande de s’adapter à un monde que les adultes eux-mêmes peinent à rendre habitable, leur colère n’est pas nécessairement un problème à résoudre. Elle peut aussi être un signal à écouter.

Et lorsque la réponse apportée à une jeunesse qui questionne est la matraque ou la grenade, il faut se demander ce que nous sommes en train de lui apprendre sur la démocratie.

En 1793, l’article 35 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de l’an I écrivait :

« Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs. »

Alors oui : apprenons-leur à penser.
Apprenons-leur à créer.
Apprenons-leur à débattre.
Et surtout, ne leur apprenons pas à se taire.

Texte de la Déclaration de 1789 sur Légifrance

​Ces derniers jours, les violences que subissent les jeunes de ce pays sont insoutenables. Un État doit écouter et protéger les enfants, pas les réprimer

J’adresse tout mon soutien aux lycéen·nes qui exercent leur droit de manifester pour de meilleures conditions d’études, à leurs enseignants qui les protègent parce qu’ils portent le même combat.

*Ce texte n’engage que son auteur et pas l’ensemble du collectif

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